élection législative du 20 et 27 septembre 2020

9e circonscription du Val de Marne (Alfortville-Vitry)

7 millions de personnes au chômage

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7 millions de personnes au chômage ou sans emploi stable d’un côté, de l’autre des milliards d’argent public versés aux multinationales sans rien leur demander en retour, cela me révolte. Elu, je porterai un projet de loi constituant une Sécurité sociale professionnelle, un nouveau droit garantissant les revenus d’une personne mise au chômage, jusqu’à son embauche dans un nouvel emploi. Je détaille cette proposition dans la lettre ci-dessous.

Dans notre circonscription, à Sanofi, comme à Renault, les plans de licenciements se succèdent alors que ces entreprises ne se rassasient jamais de l’argent de l’état et des collectivités, du CICE en passant par les exonérations de cotisations ou les crédits d’impôts… et maintenant le plan de relance. Des milliards sont aussi investis dans des organismes de formation qui ne débouchent que trop rarement sur une amélioration pour la vie des personnes. Le gaspillage cela suffit. Et maintenant, le covid 19 est devenu le parrain bienfaiteur du Medef. Sur la luxieuse esplanade de l’Hippodrome Longchamp, à son Université d’été, Patrice Penel, Pdg du groupe REG et dirigeant du Medef déclarait face à la presse : « On ne pouvait rêver mieux, l’état était au rendez-vous », pendant qu’en France 11 à 12 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, et que les demandes d’aides alimentaire ont bondi de 30 à 50%, .Il est temps de penser aux hommes et à la planète. Christian Benedetti, Candidat à l’élection législative partielle dans la 9e circonscription du Val de Marne / Alfortville-Vitry au nom de la France insoumise.

Madame, monsieur,

Comme vous le savez, je me présente à l’élection législative du 20 septembre prochain, investi par la France Insoumise, sur la 9e circonscription d’Alfortville-Vitry. Elu, je défendrai à l’Assemblée nationale une politique sociale et écologique alternative à celle d’Emmanuel Macron, je serai la voix aussi des alfortvillaises et alfortvillais, des vitriotes et des vitriots. Comptez sur moi pour vous défendre à l’Assemblée nationale et pour ne pas quitter le terrain de nos deux villes qui en ont bien besoin. Plusieurs propositions me tiennent à cœur. Ici, je veux vous présenter l’une d’entre elles : élu, je veux porter un projet de loi constituant une Sécurité sociale professionnelle, un nouveau droit garantissant les revenus d’une personne mise au chômage, jusqu’à son embauche dans un nouvel emploi. Le chômage partiel, dont huit millions de personnes ont fait l’expérience pendant le confinement, a maintenu les rémunérations de ces salarié.es.

Que le gouvernement ait pris cette mesure afin de maintenir une « demande » nécessaire à l’activité économique n’est pas la question. Il a fait la démonstration qu’il était possible de maintenir le revenu de millions de personnes. Il s’est substitué aux entreprises pendant deux mois pour payer les salaires. Mais ce serait injuste de se substituer durablement aux patrons. C’est pourquoi nous demandons que soit créée une « sécurité sociale professionnelle » pour maintenir un revenu à toute personne privée d’emploi, quel que soit son statut, précaire ou non, jusqu’à sa prochaine embauche, pour lui permettre notamment d’élever sa qualification par des formations préparant aux métiers de demain.

Si nous voulons changer la donne en ce moment de crise écologique, sociale et démocratique, il faut déconnecter l’emploi du capitalisme par la mise en place de cette nouvelle branche de la sécurité sociale. Gérée par les salarié.es, et leurs représentant.es, elle serait financée par la mutualisation des cotisations sociales et par une taxe sur les actifs financiers reversée à la sécurité sociale. Le capital doit contribuer à cette mesure de pérennité de l’emploi.

Cette sécurité d’emploi permettrait de donner du temps à la réorientation nécessaire de notre économie, pour mettre fin au productivisme et au consumérisme, réorganiser nos filières de production et de consommation sur des critères sociaux et écologiques devenus indispensables à la sauvegarde de notre écosystème et de notre humanisme social. Ce n’est pas une vue de l’esprit ; cette proposition est dans « L’Avenir en commun » porté par Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2017, développée aussi par d’autres forces politiques, citoyennes et syndicales comme la Cgt. Si nous voulons créer un nouveau monde, cette nouvelle branche de la protection sociale, en plaçant l’humain et non le profit au centre du travail, en protégeant les revenus des familles, est une urgence pour commencer à nous mettre au bon niveau de réponse face à la crise sociale, écologique et démocratique. Elu à l’Assemblée, je porterai cette idée.

Christian Benedetti, Candidat à l’élection législative partielle dans la 9e circonscription du Val de Marne / Alfortville-Vitry au nom de la France insoumise.