élection législative du 20 et 27 septembre 2020

9e circonscription du Val de Marne (Alfortville-Vitry)

Au marché d’Alfortville

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Dimanche, j’ai emprunté le passage obligé des candidats : les marchés. A Vitry et Alforville. Avec mes amis des deux villes et Nina, Raquel et Alexis.

Je n’ai pas voulu participer au barnum des candidats alignés derrière des stands sur le marché d’Alfortville. J’ai préféré déambuler pour rencontrer les citoyennes et les citoyens, discuter avec eux. Si je veux porter leur voix à l’Assemblée, il faut bien que je commence par les entendre.

Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas senti une passion pour cette élection. L’incapacité des gouvernements successifs – de droite, socialiste et maintenant En Marche – à faire avancer même un peu les problèmes y est pour beaucoup. Le climat sanitaire aussi. Parmi les sujets d’inquiétudes, le retour de la réforme Macron des retraites, l’avenir de ses enfants, tant du point de vue social que de la planète.

Mais j’ai aussi perçu que sous la colère, les espoirs et les aspirations n’avaient pas disparu. Le renoncement n’a jamais conduit à ce qu’arrive ce qu’on souhaite. C’est pourquoi je les encourageai à voter.

Ce dimanche, sur les deux marchés, a renforcé ma détermination à faire entendre ceux et celles qu’on écoute plus, remplacés par les experts formatés libéraux. C’est je crois ce qu’on nomme le peuple souverain ? J’annonce un nouvel engagement que je prends. Si je suis élu, j’initierai une Assemblée citoyenne des deux villes pour discuter régulièrement de ce que doit être mon activité à l’Assemblée nationale, les interpellations au gouvernement, ce que nous devons faire localement. Et je m’appliquerai ce que nous avons réfléchi dans un passage de l’Avenir en commun traitant de la 6e République, la révocabilité de mon mandat si je ne tenais pas mes engagements.

Je veux vous raconter deux anecdotes qui m’ont donné la pêche.

Sur le marché d’Alforville, une dame au bras de son mari m’a apostrophé : « Monsieur, vous n’allez pas abandonner le théâtre pour l’Assemblée ? ». Je l’ai rassurée, ma conception de la politique est citoyenne pas professionnelle. Je suis capable de faire les deux dans cette campagne. Je poursuivrai après. Elle m’a répondu qu’elle avait donc deux raisons de voter pour moi.

Quelques heures avant, à Vitry, un homme assez grand me pointait du doigt en répétant à voix très haute : « Toi, je ne t’oublie pas ». J’avoue avoir craint une interpellation liée au rejet de la politique. Pas du tout. C’était un ancien de la lutte des Chronopost, que même Le Parisien avait appelé, il y a plus d’un an, « les esclaves modernes ». Il se souvenait que j’avais accompagné leur combat tout le long et nous nous sommes rappelé le rendez-vous chez le Préfet que nous avions contraint à les recevoir.

J’avoue que cela fait du bien de constater que ce qui nait dans le partage et la solidarité ne s’oublie pas.

Christian Benedetti, Candidat à l’élection législative partielle dans la 9e circonscription du Val de Marne / Alfortville-Vitry au nom de la France insoumise.