élection législative du 20 et 27 septembre 2020

9e circonscription du Val de Marne (Alfortville-Vitry)

Lettre aux usagers des services publics

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Hier, une infirmière me racontait les vies qu’elle et ses collègues avaient sauvées, malgré l’impréparation et les incohérences du gouvernement Macron, au cœur de l’épidémie de covid19.

« Le service public, c’est le bien de tous et particulièrement de ceux qui n’en ont aucun ».

Cette phrase m’est venue subitement et, dans cette campagne, elle revient chaque fois que je rencontre une alforvillaise ou un alfortvillais, une vitriote ou un vitriot qui me dit sa galère pour se rendre au boulot dans des transports collectifs bondés et insuffisants, le temps d’attente qui rallonge l’inquiétude pour avoir une consultation à l’hôpital, les queues aux antennes de la Poste ou des trésoreries dont certaines sont pourtant menacées de fermetures .

Ou faut-il parler des demandeurs de logement public – plus de 6000 officiellement reconnus par la Mairie de Vitry, le chiffre n’est pas disponible à Alfortville ? Quelquefois on annonce aux demandeurs près de dix années d’attente ! Faut-il parler de la vie après les coupures d’eau ou d’électricité ?

Et l’école ? Abîmée par les gouvernements successifs et leur renoncement à l’ambition pour nos jeunes au « bénéfice » d’une école à la carte, de plus en plus payante, différente d’un territoire à l’autre, d’un élève à l’autre – de la maternelle à l’université. L’enseignement est marchandisé. La gratuité de l’école est encore détériorée par l’obligation de port du masque laissé à la charge des familles ou des collectivités par l’Etat. Les masques doivent être gratuits ou remboursés par la sécurité sociale.

Pourtant, tout le monde peut constater combien dans les catastrophes – de la canicule de 2002 à l’épidémie de covid19 en passant par la tempête de 2010 – le service public est utile – indispensable même – et réducteur d’inégalités. Ses agents – moins que rien et parasites en période normale selon les uns, derniers de cordées selon les autres – deviennent en temps de crise des héros avant de vite retomber dans l’oubli ou la stigmatisation. C’est anormal qu’ils soient victimes de purges, de privatisations et si peu payés.

Elu député, je me battrai pour sauvegarder ces biens communs, mais aussi les élargir et les moderniser de manière à ce que les dégâts des politiques de Sarkozy à Macron en passant par Hollande soient réparés et qu’ils répondent mieux aux besoins des citoyens.

Vous l’avez lu, dans mes articles je n’attaque jamais les autres candidats, j’ai même fait la proposition d’un débat public entre nous tous. Je m’efforce de tirer le meilleur des discussions que j’ai eues avec vous et de proposer. Je vais me permettre une entorse : Que pensez des candidats qui disent défendre le service public et dont les partis qui les soutiennent ont participé à des gouvernements qui ont privatisé, réduit les services publics et leurs moyens ?

Je crois profondément que nous avons ensemble des biens communs – l’éducation, la santé, le droit au transport, l’art et la culture… et que ceux-ci doivent faire l’objet de politiques publiques et ne peuvent être livrés à la loi du profit et de la spéculation.

Alors, maintenant que nous savons tous que notre écosystème est menacé, il est temps d’intégrer l’eau, la biodiversité, l’énergie… dans des services publics. C’est à ce titre que je revendique la nationalisation du futur barrage hydro-électrique sur la Seine à Alfortville.

Christian Benedetti, Candidat à l’élection législative partielle dans la 9e circonscription du Val de Marne / Alfortville-Vitry au nom de la France insoumise.