élection législative du 20 et 27 septembre 2020

9e circonscription du Val de Marne (Alfortville-Vitry)

Lettre sur Sanofi

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“Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” Martin Luther King. Cette phrase je la trouve d’une grande actualité. En de nombreux domaines.

Elle me revient ce matin, au moment de publier une lettre sur Sanofi que je co-signe symboliquement avec Pascal Collemine, un responsable syndical de l’entreprise.

Les urgences, écologiques, sociales, démocratiques, sont trop fortes pour faire les délicats. Notre temps a besoin d’union, que se rassemble ce qui a été séparé pour construire un chemin, qui ne reproduise pas les formules figées du passé, pour battre le libéralisme, pour une perspective qui allie le social, l’écologie et la démocratie.

Madame, monsieur,

Comme vous le savez, je me présente à l’élection législative du 20 septembre prochain, investi par la France Insoumise, sur la 9e circonscription d’Alfortville-Vitry.

Elu, je défendrai à l’Assemblée nationale une politique sociale et écologique alternative à celle d’Emmanuel Macron, je serai la voix aussi des alfortvillaises et alfortvillais, des vitriotes et des vitriots. Comptez sur moi pour vous défendre à l’Assemblée nationale et pour ne pas quitter le terrain de nos deux villes qui en ont bien besoin.

La situation des entreprises de notre circonscription – et au-delà – me préoccupe et particulièrement Sanofi. Je pense que beaucoup de forces politiques ont accepté que les entreprises soient la chasse gardée des patrons. Pas moi!

J’estime que nous devrions plus aller main dans la main, mouvement syndical, mouvement associatif et citoyen, mouvement politique pour faire céder Macron et son gouvernement qui veut nous imposer recul sur recul. C’est pour cela que je suis particulièrement fier et heureux que Pascal Collemines, syndicalistes de Sanofi, ait accepté comme un geste symbolique fort de co-signer cette lettre.

Je vous le dit franchement, Sanofi devrait être un atout pour notre pays, ses habitants et même au-delà, car il n’y a rien de plus précieux que notre santé. Il ne devrait pas être livré aux appétits privés, mais appartenir au bien public.

Particulièrement en ce moment, après la traversée de l’épidémie de Covid 19.

Macron avait dit que plus rien ne serait comme avant..Or tout continue comme si rien ne s’était passé : l’arrêt de nombreux axes thérapeutiques dont les anti-infectieux donnés à Evotec, Alzheimer et Parkinson, récemment le diabète… par Sanofi qui met tous ses œufs dans le même panier de l’oncologie et de l’immuno-oncologie. Or l’entreprise bénéficie de salariés très formés et compétents. Cela ne correspond pas aux besoins des français et à l’intérêt de notre pays.

Cela correspond aux intérêts des actionnaires, le bénéfice annuel est entre 6 et 8 milliards d’euros et la part de ce bénéfice reversé en dividendes augmente – pendant le COVID 19 : sanofi a versé 4 milliards € sous forme de dividendes aux actionnaires. Et l’Etat, c’est-à-dire vous, nous, accorde 150 millions de crédits d’impôts et 15 millions de CICE chaque année, sans contrepartie.

Du point de vue de l’emploi en recherche et développement chez Sanofi, nous sommes passé d’environ 6300 salariés à 3800 et bientôt 3500 avec la validation du plan par la Direccte et plusieurs site sont menacés de fermeture.

Voilà la réalité face aux discours sur l’indépendance pharmaceutique. Déjà, il ne reste plus que des bâtiments côté Vitry alors qu’Alfortville était un vrai site de recherches sur la toxicologie du médicament avec 200 chercheurs. La mono-activité est à nos portes et les activités d’Alfortville seront certainement externalisées. Et on dit que des maires n’attendraient que la fermeture des sites de notre circonscription: Vitry et Alfortville pour construire des logements. De luxe ?

Selon Sanofi, la Ville d’Alfortville serait intéressée par le site non pollué contrairement au site industriel de Vitry.

Vous ne trouvez pas cela scandaleux et révoltant ? Moi si !

Si je suis élu député, je n’aurai de cesse de défendre notre indépendance pharmaceutique, l’intégration du « médicament » comme bien commun dans un pôle du médicament et non pas comme marchandise livrée à la voracité des financiers, de défendre aussi les sites de notre circonscription : Vitry et Alfortville sur lesquels il y avait plus de 1600 salariés en 2006, et en 2020, 1200 avec une mono activité. Je revendiquerai, pour les salariés, le droit de donner son avis sur la stratégie de l’entreprise et le pouvoir d’en décider – eux pensent à l’intérêt général quand les actionnaires rêvent de garnir encore leur portefeuille.

Je sais que, dans cette circonscription, des promesses ont été faites non pour être tenues mais pour vous trahir. Je ne mange pas de ce pain-là. Ma candidature, investie par la France Insoumise, est claire et ne souffrira pas de compromissions.

Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.

Christian Benedetti, Candidat aux élections législatives investi par la France Insoumise, metteur en scène, directeur de théâtre.Avec Pascal Collemine, syndicaliste CGT Sanofi.